Les diasporas, insensiblement, sont passées du statut d’objet mouvant non identifiables à celui d’acteur de la gouvernance mondiale et subséquemment des pouvoirs locaux en attendant d’accéder au gouvernement des nations. En constituant de puissantes associations regroupant leur ressortissants à l’étranger la plupart des Etats africains ont donné le ton. Ils veulent tenir ou reprendre en main des diasporas qui leur échappent. Et qui leur échappent en jouant un rôle de plus en plus important  dans le pays d’accueil tout en conservant une rôle parfois majeur (cf. les Comores) dans le pays d’origine. Certes la question de la nationalité est déterminante aux regards du droit de vote comme bien entendu à celui de l’éligibilité  Mais qu’ils soient  nationaux français ou  bi-nationaux les électeurs, candidats et élus sont bel et bien perçus comme des porte paroles et des représentants de leur communauté d’origine. Et pas seulement à Marseille …

En conséquence il faut considérer que les élus issus des diasporas remplissent une triple  fonction 1/ ils sont des élus dotés des attributs juridiques que leur donne la loi 2/ ils sont des élus considérés par la diaspora comme étant ses portes paroles 3/ ils ont une influence dans le pays d’origine de la diaspora à laquelle ils s’identifient ou sont identifié.

En conséquence il faut accorder une grande importance à la formation des candidats issus des diasporas et ne pas laisser aux partis le soin de les désigner en fonctions de leur propres critères mais bien de permettre l’émergence de cadres authentiquement représentatifs de leur communauté.