Les diasporas, insensiblement, sont passées du statut d’objets mouvant non identifiés à celui d’acteurs de la gouvernance mondiale et subséquemment locale. Les diasporas s’organisent d’elles mêmes mais les Etats d’origine s’en préoccupent aussi. Ils veulent tenir ou reprendre en main des diasporas qui leur échappent souvent. Et qui leur échappent en jouant un rôle de plus en plus important  dans le pays d’accueil tout en conservant une rôle parfois majeur (cf. les Comores) dans le pays d’origine. Certes la question de la nationalité est déterminante aux regards du droit de vote comme bien entendu à celui de l’éligibilité.  Mais qu’ils soient  nationaux français ou  bi-nationaux les électeurs, les candidats et élus sont bel et bien perçus comme des porte paroles et des représentants de leur communauté d’origine. Et pas seulement à Marseille … Et pas seulement pour ce qui concerne les diasporas africaines …

En conséquence il faut considérer que les élus issus des diasporas remplissent une triple  fonction 1/ ils sont des élus dotés des attributs juridiques que leur donne la loi 2/ ils sont des élus considérés par la diaspora comme étant ses porte paroles 3/ ils ont une influence dans le pays d’origine de la diaspora à laquelle ils s’identifient ou sont identifiés.

Dans la suite des formations que nous avons conduites dans les années passées une réunion réservée à des têtes de réseaux communautaires et diasporiques ainsi qu’aux membres du comité d’animation du CAS et du comité de pilotage du Partenariat Eurafricain se tiendra mi-décembre. S’inscrire avec CV et règlement de l’abonnement à l’adresse dircas@cas-france.org  

Inscriptions dans la limite des places disponibles (40). La prochaine réunion sera en janvier 2019.